Logo dictée.jpg (46508 octets)

Trophée Clémence Vailhen

Cliquez ici pour voir l'affiche-annonce pour 2017

www.orthodidacte.com méthode professionnelle d'apprentissage de l'orthographe et de l'écrit, est partenaire de la Dictée de Fuveau.  Orthodidacte Zeugmo
 

La Dictée revient en 2017. Elle sera donnée précisément le dimanche 10 septembre à 14 heures 30 au collège Font d'Aurumy de Fuveau (13710). Ce sera la vingt-sixième du nom !

La Dictée de Fuveau, c'est un "classique" pour les amateurs, elle peut se targuer du titre de première dictée du Sud-est. Chaque année, c'est le même succès à l'occasion des Écrivains en Provence,  l'une des manifestations littéraires les plus courues de la région.

Une dictée en PACA,  c'est rarissime voire unique alors que dans le périmètre Lyon-Grenoble, sans parler de toute la moitié nord de la France ainsi qu'en Suisse, Belgique et même Canada, des dizaines de dictées sont proposées aux amateurs d'orthographe.

Le "Trophée Clémence Vailhen" du nom de la première gagnante récompensera le vainqueur.


Ci-dessous, le texte intégral et le résultat de toutes les dictées depuis la première année.

 2016

Le roi de la poiscaille

            Le second prépare le maigre charnu et la succulente ombrine tandis que le maître-queux(1) cuisine la sciène. Pardon aux bigotes et aux saintes nitouches(2) qui ont trouvé que cela messeyait !

            En variant les thons sur son piano, il travaille les raies, les dos d’émissole et ça n’est jamais le désert de gobies(3). S’y ajoutent les cabillauds pêchés près des cabillots.

            Quant au zée, dit saint-pierre, dont la tache est originale, il l’apprête suivant une recette que lui a enseignée un acolyte. C’est, sans nulle conteste, un mets fameux.

            Ce grand Breton est arrivé de sa côte de Cornouaille natale, le pays des cromlechs et des peulvens. Le voici devenu spécialiste des cuisines provençale et catalane.

            Lui et son second se sont juré que les cent bouches de la Renommée parleront d’eux et que les poètes les célébreront(4) avec des centons. Les voici prêts à atteindre l’acmé de la félicité.

            Les commensaux qu’ils ont régalés avec une ballottine de loup sauce matelote s’en souviendront !

            Que la colée leur soit donnée pour être adoubés au saint des saints(5) de leur pairie et qu’ils gagnent une symbolique livre tournois !

Jean François Roubaud

Texte révisé par Guillaume Terrien. 

Variantes acceptées : (1) maître queux, maitre-queux, maitre queux, (2) saintes-nitouches, (3) gobie, (4) célèbreront, (5) Saint des Saints.

 Références : Petit Larousse illustré 2016, Petit Robert 2016 des noms communs, Petit Robert 2016 des noms propres, Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (C. Contant), Dictionnaire des difficultés de la langue française (A. Thomas).

 

2015

Pour  la paix

"Misogynie à part, le Sage avait raison, il y a des emm...".
En tribade et adepte convaincue de misandrie que je suis, je conteste violemment cet apophtegme hardi de Brassens dussé-je en pâtir. Nul besoin d'être capésien ou grand clerc pour savoir que le sujet nous divise.
Peu férue de conchyliculture, j'envie les geeks qui élèvent  les espèces hermaphrodites
qu'elles soient appelées cagouilles ou petits-gris; chez elles, au moins, les faux-semblants sur la question sont exclus.
Les décrets-lois et ordonnances sur le sujet attisent des palabres et des débats sans fin. M'accommoderai-je de ces arguments lancés à cor et à cri , trop aisément distinguables selon le camp de leur auteur ?
Parité, égalité, équipollence, rudiments ignorés des religions et de l'evhémérisme, par vous viendront paix et tranquillité.
Bien des soi-disant pacifistes prônent toujours l'inégalité entre les sexes. Si nous, espèce humaine, oubliions ce qui nous sépare, que de conflits religieux, ethniques géographiques, que de guerres seraient évités !
Voilà des prémisses osées mais bien peaufinées pour conclure que ces querelles d'Allemand iront bientôt au fleuve de l'oubli qu'on appelle Léthé.

Jean François Roubaud
Texte révisé par Guillaume TERRIEN.
Variantes acceptées : (1) em... (2) dussè (3) accommoderais

2014

 

 Frairie vendéenne

       — Arrête de m’écraser les orteils et les cous-de-pied ! maronna-t-elle.

          — Apprends donc à valser ! répondit-il.

          Les danseurs pète-sec(1) et pas vraiment fute-fute (2)  convinrent de se rafraîchir(3) devant un cahors, voire un graves, nectar requis, proposé par une barmaid accoutrée pour la circonstance. Quelques goulées scellèrent le replâtrage.

          Un peu groggy(4) sinon éméchés, tenant à peine debout, ils se lancèrent dans un rockabilly, sorte de rock issu du rhythm and blues.

          Ces partenaires titubants s’emmêlèrent les pinceaux avant que la verticale de leur(5) centre(5) de gravité ne sortît de leur(5) polygone(5) de sustentation.

          Le Tout-Mouilleron(6), informé sans délai, en fit des gorges chaudes.

          Contrits et marris, ils se résolurent à quitter les flonflons de la salle des fêtes du Père la Victoire.

          Récupérant le grœnendael à poil(7) mi-long(7) faisant office de NAC, ils partirent vers le parc Clemenceau pour y retrouver l’alysse bleue, l’orchis tacheté, l’achillée parfumée et une plate-bande(8) de balsamines magenta puis c’est devant l’œnothère que se décida leur mariage afin de protéger leurs ayants droit. 

Jean François Roubaud
Texte révisé par Guillaume Terrien.

 Variantes acceptées : (1) pètesecs, (2) futes-futes, (3) rafraichir, (4) groggys, (5) leurs centres [...] leurs polygones, (6) tout-Mouilleron, (7) poils mi-longs, (8) platebande.
Références : Petit Larousse 2014, Petit Robert 2014, Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée
(C. Contant), Dictionnaire des difficultés de la langue française (A. Thomas).
Commentaire : Georges Clemenceau, surnommé le Père la Victoire, est né à Mouilleron-en-Pareds le 28 septembre 1841.

 

 

2013

Un Far West (1) de comédie

Ils arrivent sur des bogheis(2), des chariots(3), parfois même sur des charrettes et se regroupent dans une clairière sur les contreforts du Ventoux.

Certains aiment les cow-boys(4) et leurs santiags brodées de piqûres(5) décoratives, d’autres préfèrent les Peaux-Rouges au(6) visage(6) teint(6) en ocre qui ont planté les wigwams.

Réunis autour d’un braséro(7), ils chantent des gospels que ne renierait pas Sa Sainteté le pape Benoît XVI puis improvisent des danses country au son du banjo.

Suit un simulacre de rodéo. Les porte-étrivières bien calés, ils exécutent des figures d’équilibre en jouant avec un colt ou un Smith & Wesson, deux noms toujours reliés par une esperluette.

« Qu’ils sont impressionnants ! », oserais-je dire, en voyant ces bandits parodiant diligemment une attaque de diligence. Ils ont le bas du visage masqué contrairement à tous les polichinelles(8) de la commedia dell’arte. De toute façon, je les aurais imaginés moins impétueux.

Vient le tour des Indiens qui, commençant une danse du scalp à tâtons, imitent le brame des orignaux ou le hurlement des coyotes en jouant du tomahawk. Les squaws mijotent une olla-podrida(9).

La fête se poursuit tard dans la nuit et, au petit matin, ils s’en retournent vers leur(10) banlieue(10), heureux d’avoir réincarné leur héros ou ressuscité quelque ancêtre pendant cette parenthèse en Comtat Venaissin(12).

Jean-François Roubaud

Texte révisé par Guillaume Terrien.

Variantes acceptées : (1) far west, (2) boguets, (3) charriots, (4) cowboys, (5) piqures, (6) aux visages teints, (7) brasero,
(8) Polichinelles, (9) ollapodrida, (10) leurs banlieues, (11) leurs, (12) Comtat venaissin.
Références : Petit Larousse 2013, Petit Robert 2013, Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (C. Contant), Dictionnaire des difficultés de la langue française (A. Thomas).

2012

Salons de loto

Je rêve de Citroën ou de Porsche et m’en reviens à chaque fois déçue, Gros-Jean comme devant dans ma chiotte. Ces quines complétés(1) me fuient. J’entends l’homme fort, le Front populaire, les deux poulettes, le grand-père et les queues en l’air. La roue de la Fortune, fût-elle montée sur silentbloc(2), tourne à l’envers. Boules bien peu munificentes, que n’êtes-vous munies de servocommandes favorisantes(3) ?

Je joue sans relâche avec ma cornette, mais attirerai-je un jour les mâles bien carrossés et ces mécaniques qui roulent ? Mon châssis en vaut la peine ! Me voilà comme en pièces détachées destinées à la ferraille, m’apprêtant à finir dans quelque laure isolée ou dans un béguinage flamand. Mercantis, je viens du pays des genets et saurai prendre le taureau par les cornes ou le ttoro par les arêtes, je forcerai la chance. Ôté tous ces malheurs, cirrus, cumulonimbus et altostratus quitteront mon ciel et je gagnerai une traction à l’instar du quincaillier(4). Je foncerai à tombeau grand ouvert pour atteindre le cent quarante-cinq(5).

Mais peut-être suis-je à côté de la plaque ? 
 

Jean François Roubaud

Variantes acceptées : (1) complétées, (2) silentblocs, Silentbloc, Silentblocs, (3) servocommande favorisante, (4) quincailler, (5) cent-quarante-cinq
Références : Petit Larousse 2012, Petit Robert 2012, Grand Vadémécum de l’orthographe moderne recommandée (C. Contant), Dictionnaire des difficultés de la langue française (A. Thomas).

2011

Comput révolutionnaire

Inspiré et imposé par des panchen-lamas ou des seconds couteaux de la Montagne comme le mal nommé Romme, voire le populaire Fabre d’Églantine, le nouveau calendrier comportait des noms bizarres. Les révolutionnaires, faisant preuve de y-a-qu’à – que d’aucuns orthographient parfois avec un k –, étaient aveuglés comme les pensionnaires des Quinze-Vingts par le Siècle des lumières. Surprenants, ces nouveaux noms de mois tels thermidor et pluviôse ! Et pourquoi pas fructose ?

On fêtait les hémérocalles, les chamérops(1) ou buissons de terre, les capillaires de Montpellier touffus et toutes(2) sortes(2) de plantes hétéroclites. Voilà saint Matthieu au rang des proscrits, comme la Sainte Vierge, le Saint-Siège ou le Saint-Esprit. Seules les Saint-Jacques(3) restaient consommables ! Plus d’un était dérouté par les duodis, les tridis, les sextidis, les nonidis et autres jours de la décade.

Un air de tricotets ou de carmagnole(4) pouvait rythmer les journées de la Terreur et les sans-culottes dansaient. Nous étions loin de la révolution d’Octobre(5).

Ces remue-ménage(6) que dictèrent la Raison et l’Être suprême n’illusionnèrent ni les benêts, ni les béni-oui-oui et firent bientôt long feu.

Aujourd’hui, c’est la fête des arrière-grands-mères, la journée des maladies nosocomiales ou la célébration de l’amitié franco-burkinabé qui nous sont quotidiennement proposées. Des Confolentais aux Wissembourgeois, on ne s’abîme plus dans le culte des saints.

Revivrons-nous le Concordat ou la Convention moins de deux cent vingt ans après ?

 Variantes acceptées : (1) chamærops, (2) toute sorte de, (3) Saint Sacrement, Saint-Sacrement, (4) saint-jacques,
(5) Carmagnole, (6) octobre, (7) remue-ménages, (8) franco-laponne.

Références : Petit Larousse 2011, Petit Robert 2011, Dictionnaire des difficultés de la langue française de Thomas.

Jean François Roubaud
Texte révisé par Guillaume Terrien.
 

2009

La policlinique.

 

Au milieu du siècle dernier, les quelque trois mille Fuvelaines et Fuvelains avaient accès au dispensaire local, bâti sur un ancien franc-alleu du village haut, perché sur son piton rocheux depuis plus d’un millénaire.

Une bonne sœur y régna en maîtresse femme durant des décennies. Bien secondée par ses aides-soignantes zélées, elle réalisait des miracles, se muant quelquefois en étiopathe avertie et souvent en philanthrope : elle était la bonté même ! Sœur Saint-Privat a laissé des traces immarcescibles dans notre mémoire ingrate.

Sa pharmacie était un capharnaüm empli d’un méli-mélo de préparations où s’amalgamaient çà et là, entre autres, des fragrances de simples desséchés, de myrobolans soi-disant mirobolants, d’hellébores* fanés... Une vraie caverne d’Ali Baba !

Qu’il flânât ou qu’il se hâtât, le patient parfois scrofuleux, venu pour soigner une rhinite, une otite, un panaris voire une tourniole, affrontait patiemment d’interminables queues dans des salles d’attente bondées bien qu’il tînt aux meilleurs soins. Elle avait une foi extrême en la métempsycose*. Pourtant, sa succession fut une suite d’embrouillaminis qui aboutit au démantèlement de l’établissement.

L’impasse pentue n’a pas changé. Pour la postérité, restera l’image d’un Fernandel sirotant un chianti sous une treille de comédie qui masquait un chêneau bien vivant, devant ce sanctuaire transformé pour la circonstance en gargote de marchand de vin. Ce sacrilège fut accompli à la gloire du Dieu trin de la pellicule.

N.B. Les graphies  métempsychose et ellébores seront acceptées.

Texte relu, amélioré et corrigé par  Michel Pialat (V 2014).


2007

 

J’ai l’accent.


Les doñas de São Paulo font une erreur de genre en nous disant : " N’oubliez pas ma tilde". Son allure de scolopendre raccourcie ou d’iule pressé piège force grimauds. L’n des señoritas joliment robés l’a aussi, comme celui des cañons.
La toiture d'une maisonnette, du faitage au battellement a un air très circonflexe.
Nautoniers et timoniers arborant leur suroît vilipendent mon accent de Nîmes sauf à causer denim.
Celui des o dans la graphie traditionnelle de Provence rhodanienne est-il aigu ou grave ?
Indiscutablement, la flaveur des röstis parés d’un umlaut est identique au goût des rœstis qui ne l’ont pas.
Tous ces signes diacritiques ne laissent pas place au libre arbitre. Provoqueront-ils des hara-kiris chez les extraterrestres du vocabulaire et autres tatillons chatouilleux du thesaurus ?
Ce texte rabat-joie, inintelligible sans nos vade-mecum, nous rend tous atrabilaires et marris. Quoique sans intérêt pour les jean-foutre, il démontre que l’accent entraîne souvent l’incompréhension.


Remarques : Thésaurus, l’ñ écrit avec un tilde, leurs suroîts, rösti et rœsti seront également acceptés.
Références : Petit Robert 2007 et Petit Larousse 2007.


2006



Pour une édition.


Quelle sinécure pour ce non-professionnel qui s’entête à vouloir publier à compte d’auteur une nouvelle digne d’Erckmann-Chatrian !
Inspirée des meilleures chrestomathies, cette saynète a bien du mal à obtenir l’imprimatur des accros du supin ou des formes déponentes.
Il écrivait sans souci du qu’en-dira-t-on dans le langage bon enfant qui est le nôtre et ne s’attendait pas être parangonné à un oiseau de mauvais augure.
De contretypes ambigus en formats in-plano, de duplicata en fac-similés, il connaît tout l’arsenal des contrariétés plus fielleuses que le désamiantage du Clemenceau.
Fort marri, il s’en est retourné cultiver ses scorsonères et ses raiponces négligées jusqu’alors.
Il a dû succomber à son péché mignon - l’utilisation d’un grigri - pour que vinssent les satisfecit afin d’éloigner les porte-malheur et ne pas tomber dans le lacs d’apories se succédant à tire-larigot.
L’occurrence d’une rencontre contingente avec un couple de sang-mêlé au bras long a changé ce fatum. Il ouvrira bientôt les chantepleures bouchées depuis longtemps pour fêter les premières dédicaces.

N. B. On admettra les orthographes duplicatas et gris-gris.

 2005


Retrouvailles.


Les velléités des rhabdomanciens de chez nous vont être exaucées. L’aménagement des abords de la chapelle Saint-Jean-le-Moissonneur, l’un des hauts lieux de l’histoire locale, est budgété. 
Comme des allégros ou des moderatos joués accelerendo, tout s’enchaîne.
Aux ordres d’un commandant major, les humains en tabor se substitueront aux ovins en troupeau, contrairement au Roman de Renart, pour dégager les accès.
Dès lors, les substructions d’une villa du Bas-Empire et un fût de colonne en grès posé sur le chant seront mis au jour comme cette pierre de manège qui reçoit traditionnellement les petons des nouveau-nés après leur baptême.
Gravé à même un moellon de réemploi, le rai-de-cœur aux feuilles aiguës, présentement sous un apprêt de plâtras, n’a pas encore révélé ses secrets cabalistiques, il sera ressuscité. Le décor en trompe-l’œil d’aigles essorées ornant la cella retrouvera son éclat.
Hors de leur antre affectionné, nos gardes champêtres sans-souci auront un surcroît de travail mais nous connaîtrons un nouvel espace hospitalier.
Trêve de dithyrambes exaltés ! Nos édiles   se sont fait fort de réussir ce pari, nous ne sommes pas près d’oublier les ragots dissonants qui se sont succédé.

Commentaire : le roman de Renart, ensemble de pièces écrites entre le XII° et le XIII° dans lequel les animaux jouent le rôle des humains.

2004


  
Pamphlet sur une ronde-bosse.


Il maîtrisait à fond la toreutique, l’auteur du bronze féerique qui trônait face à l’église.
Les heures s’écoulant sur les clepsydres surannées, nonobstant les prémisses des riverains, l’entretien de l’œuvre, tout réel qu’il fût resta réduit à portion congrue. Un bon antirides adéquat eût tout solutionné mais les édiles successifs, en véritables fesse-mathieux, occultèrent négligemment la question.
Aujourd’hui la statue de Charles Verminck croupit dans une arrière-cour, nombre d’entre nous le regrettent.
Cet homme d’outre-Quiévrain, instituteur aux méthodes frœbéliennes, ouvrit voici un siècle et demi la première école au village.
Pourquoi ces roquentins, mammouths d’une administration prétendument avant-gardiste oublient-ils l’héritage du passé ?
Peu m’en chaut que ce chef-d’œuvre en ronde bosse gêne des travaux, ce déplacement est une couillonnade et nous trouverons le contrepoison ou la poudre de perlimpinpin qui lui rendra son lustre.
Ce problème local mérite-t-il tant d’hypotyposes et d’hypallages superflues ?
Oui, si ces avertissements comminatoires contribuent au retour in situ de la statue prévu, sauf contrordre, en décembre.

2003



Un chant religieux.


C'est à un négociant en vins, membre de la prud'homie languedocienne ayant fréquenté le milieu des convents de francs-maçons que nous devons l'un de nos plus célèbres chants coutumiers : le "Minuit chrétiens".
Il avait la bougeotte et versifiait incessamment en toute occasion. C'est parce que notre homme fut remarqué par une cantatrice extrêmement célèbre, épouse d'un pontonnier venu exercer en terre rhodanienne que son chef-d'œuvre connut la consécration et même l'apothéose.
Elle avait fait appel à un compositeur de partite dont le succès allait croissant.
Le marchand de crus, lui, n'en tira aucune manne et dès lors ses amis le prirent pour un vulgaire calotin.
Doit-on le considérer comme gendelettre ou au pis-aller comme va-t-en-guerre rimaillant à la va-vite ? Dans quelle pairie le situer ?
Jusqu'au prochain solstice d'hiver, c'est l'entracte mais dès la fin de l'avent quand résonneront derechef les airs traditionnels que nous apprécierons avec nos commensaux, nous pourrons tout à loisir réécouter cette antienne sur laquelle les opinions sont contrastées.

Petites notes historiques hors texte de la dictée.
Minuit, chrétiens, c'est l'heure solennelle où l'homme Dieu descendit jusqu'à nous…
Placide CAPPEAU, originaire de Roquemaure sur les bords du Rhône dans le Gard, l'auteur de ce chant de Noël devenu fort célèbre n'aurait jamais connu le succès si une cantatrice parisienne, Madame Laurey, venue accompagner son mari qui construisait un pont ne l'avait rencontré. Elle avait demandé à un musicien en vogue dans la première moitié du XIX°, Alphonse Adam, de composer une mélodie sur ce texte et l'interpréta avec bonheur et réussite dès son retour dans la capitale. Cet air a fait rapidement le tour du monde jusqu'à être repris par les chanteurs de la Nouvelle-Orléans chaque année à la période de Noël et en particulier pendant la messe de minuit.


2002


Hommage à Clémence.


On est allé d'enterrement en funérailles au début de cette année palindrome. Des sycophantes malavisés ont supposé qu'il y avait eu contage pour tous ces de cujus.
Les requiem et les dies irae n'ont jamais eu cours et des rituels dépouillés qu'auraient morgués les quat'zarts ont accompagné nos amis.
Parmi eux, Clémence, alerte nonagénaire, qui termina en son temps première ex æquo d'une dictée paraît-il concoctée par un tortionnaire mais n'eut jamais d'hésitation sur l'orthographe des nids-d'oiseau ou des larmes-de-Job en rassemblant intelligemment ses souvenirs de maîtresse d'école.
C'est assurément forte de cette expérience qu'elle avait acquis la sagesse et le discernement qui la caractérisaient.
Son ouverture au monde qu'elle transmit à sa descendance et à ses proches se pérennise peut-être présentement avec la venue d'auteurs portugais venus proposer leurs chefs-d'œuvre de littérature à nos concitoyens.
Puisque aujourd'hui nous adressons ce compliment quelque peu sibyllin à celle qui prenait plaisir à ressusciter le logogriphe dans sa forme moderne par des anagrammes parfois risquées, souvenons-nous qu'elle fut une vraie gymnaste du syntagme.
Repose en paix sous les taurides de cet empyrée.

2001


   La campagne électorale.


Vous les boutefeux, vous les bons apôtres, ces attitudes vous messiéent. Par ces lazzis lancés à tort et à travers, par ces hâbleries frisant l'obscénité et le salmigondis, vous vous déshonorez oubliant ainsi le sens étymologique du mot politique.
Les pollicitations que vous proposez, tout attrayantes qu'elles soient ont des connotations douces-amères quand elles ne sont pas gaguesques.
En vous targuant avec aplomb, d'honnêteté, de droiture, d'honorabilité, voire de désintéressement, vous semez plus le doute que la confiance qui irait plutôt à reculons.
Il paraît même que certains s'entraînent pour prononcer ces speechs, ces péroraisons et autres panégyriques.
Dieu trin! Si des maréchaux-ferrants pouvaient avec leur tricoises serrer un peu ces cordes vocales par trop débridées, cela nous éviterait d'ouïr tous ces galimatias.
L'un de vous connaîtra le contentement d'être élu en critiquant indifféremment tout adversaire de l'autre bord et n'en éprouvera aucun remords non sans ressentir des arrière-goûts de revenez-y.
Le temps des palinodies passé, la sérénité reprend ses droits et c'est aux mânes vénérés du plus habile de tous dans cet art qu'est dédié cet essai irrespectueux certes mais combien admiratif ! Ne venez-vous pas de voir passer son bateau ?


N.B. Lazzi est accepté, speeches également. 
Une précision : Palinodie était le nom du bateau de Gaston Deferre.

2000


Un contrat à honorer.


Au premier abord comme à la relecture, l'interprétation de ce texte akkadien où manquaient des parties de phrase s'avérait particulièrement ardue.
Dans ce recueil de jurisprudence, la désinence de certains termes révélait des chausse-trapes insolubles.
Les érudits outaouais ainsi que les québécois accueillis au village ès qualités à l'occasion d'une rencontre d'écrivains étaient censés pouvoir aider le chercheur mais tout cultivés qu'ils fussent, ils ne lui apportèrent que peu d'éclaircissements.
Devant son écritoire usée, celui-ci se mit à rêver aux éloges attendus qu'il ne recevrait jamais.
Son travail était devenu inutile. Les efforts qu'il avait coûtés, les recherches qu'il avait nécessitées ne devaient cependant pas être sous-estimés.
Au risque d'en appeler à un conseiller prud'homal, il exigerait les émoluments convenus et ferait savoir à la cantonade que les salaires dus devraient être honorés sans ambiguïté ni esbroufe.
"Au temps pour moi", dit son commanditaire, "en dépit de ces contretemps, pas d'affolement, vous serez défrayé sur-le-champ".
Décidément, le code d'Hammourabi était rempli d'arcanes.


1999


Un rêve érotique.


Aussi succincte fût-elle, cette hallucination entre scotopie et cauchemar me valut mon content d'émotions.
Goétie, jettatura, envoûtement, thaumaturgie et toute forme de magie ou de sorcellerie n'étant pas mon pré carré, la vision de deux beaux succubes tout endimanchés et garnis comme pour tenir les cordons du poêle à un enterrement me surprit très fort.
D'autres démons aux affûtiaux ponceau et noir portant un cochet et un jars fraîchement saignés apparurent à leur tour; je crus reconnaître des incubes chargés d'aphrodisiaques.
C'eût été facile de les regarder benoîtement; cependant, lorsqu'ils entamèrent un pas de quatre dans une chorégraphie ne laissant plus place au doute, je voulus entrer dans la danse mais foin des délices de Capoue, j'étais un piètre disciple de Terpsichore et n'avais rien d'un coryphée.
Comme échappatoire bienvenue, un brusque réveil me tira sans anicroche de cette ubuesque situation.
Peut-être aurez-vous souri à l'écoute de cette aventure, pourtant qui ne l'a jamais vécue en songe ?

 

1998


La réception des auteurs de Grèce.


Ne confondons pas la frette de nos héraldistes, meuble d'armoiries fait de six cotices entrelacées avec la frette à bâtons rompus voire celle des hellénisants après laquelle nous courûmes des mois durant pour accueillir présentement nos hôtes.
Avant que ne vinssent les mois d'été, l'alcyon, oiseau mythologique de bon augure à l'étymologie intéressante nous confirma l'arrivée d'auteurs en renom de Thessalie, du Péloponnèse et de diverses contrées de cet empyrée.
Au travers de leur littérature, nous découvrirons indifféremment les vierges hyperboréennes, les icônes des iconostases, les disciplines olympiques du pancrace au pugilat en passant par les barres asymétriques ou le cheval-d'arçons de nos gymnastes; quelle somme de connaissances nous acquerrons!
Nous les rencontrerons sous les chapiteaux gris et blanc disposés en rang d'oignons sur la place du village et non tels des stylites au-dessus de l'abaque mouluré ou du tailloir.

1997

La descente.


Le canoéiste casse-cou et risque-tout, véritable cerveau brûlé qu'il était osa cette foucade incongrue : descendre l'Arc en canoë-kayak.
Combatif à souhait dans cette naumachie, il put déjouer les embûches tendues dans les hauts-fonds par les galets ronds comme des trommels ou biseautés comme des rochets.
Après la saussaie, il se trouva nez à nez avec des troènes dont les racines enchevêtrées sous l'eau saumâtre constituaient un piège éminemment traître.
Par-delà l'étrave, dans un passage qui lui laissait plus de répit il put apercevoir des gobies et des lieus qu'il se jura de pêcher plus tard.
Toujours sur le qui-vive pour ne pas être mis à quia, il dut s'employer à reluquer le moindre remous mais une faute d'inattention le jeta au royaume des têtards.
Il s'en tira avec des ecchymoses bénignes qu'un bon émollient soigna en un clin d'œil.
Il n'éprouva aucun remords à déclarer que l'Arc n'était pas navigable mais ne subit aucunes représailles.


1996


Curiosités de Fuveau.


Mon point de départ est la boucherie-charcuterie ornée d'un drôle de bucrane qui rappelle une tête d'aurochs, celle-ci voisinant avec la fontaine au piédouche de bronze.
Je me résous à monter à pied vers le vieux village et j'y entrevois les restes de la poterne ouest dont il ne subsiste vraiment pas grand-chose : ni mâchicoulis, ni échauguette.
Voici déjà l'église. Là, tapie sous un clocher aussi massif que l'horloge de Rouen est démesuré, se trouve l'ancienne demeure seigneuriale qui s'est mue en théâtre au siècle dernier.
Je bous d'impatience d'y pénétrer pour aller rôder dans les sous-sols.
Des voûtes d'arête en plein cintre séparées par des arcs-doubleaux enchantent ma vue.
Je monte vingt et une marches et trouve les rideaux grenat et rouge sur lesquels s'ouvre depuis quelques cent vingt périodes hiémales la représentation d'une pastorale traditionnelle.
Si l'acoustique a été ratée, l'ensemble est gracieux. Je m'assois sur le tabouret qu'en d'autres temps j'ai utilisé pour tenir le rôle d'un aveugle vêtu de pauvres hardes et de socques usagés.
Je décide alors que je surseoirai à la visite des étages supérieurs.

1995 


Fuveau.


Célèbre auparavant pour ses fabriques de dails très résistants, le village connut son apogée industriel avec l'extraction de lignite flénu.
Dès lors les résidants des vieux quartiers substituèrent à leur masures de hautes maisons souvent mal éclairées par des oeils-de-bœuf ou des chiens-assis.
L'église, dont l'antique cella voûtée en cul-de-four menaçait ruine fut agrandie et exhaussée par l'immense bâtisse actuelle grâce aux dons du laïcat autochtone.
À gauche du narthex, les fonts baptismaux ornés du monogramme de l'Immaculée peuvent retenir l'attention de même qu'une châsse très ancienne, un tableau de style rubénien et un buffet d'orgue.
Ami visiteur, pardonne, s'il te plaît, les problèmes de parcage, descends vers le Cercle Philharmonique et offre-toi un rafraîchissement à défaut d'absinthe prohibée depuis la loi de mille neuf cent quinze.
Sache que ce breuvage était fort prisé ici dans l'avant-guerre tout comme la soupe d'épeautre ou les pois chiches.
Après cette visite menée tambour battant et avant de quitter notre sol où l'on trouve encore des objets contemporains de l'âge helladique, évoque avec nous le souvenir évanescent de générations qui se sont plu à vivre en ces lieux empreints de leur mémoire.

1994

Aux courses.


Après l'interview rondement menée des entraîneurs et le défilé des pur-sang dans le rond de présentation, les dix-huit chevaux entrent en piste pour un canter.
Du parieur dubitatif au bonneteur malhonnête et hâbleur en passant par le propriétaire arborant ses longues-vues, chacun rejoint les tribunes.
Une jument bai brun se distingue des alezans. Deux casaques mi-parties marron et jaune représentant une même écurie sont remarquées, les tenues rayées, étoilées ou chevronnées des autres jockeys qui concourent complètent plaisamment ce spectacle bariolé.
Dès le départ, une succession de cris et de clameurs envahit le champ de courses. Bientôt, signe avant-coureur des premières escarmouches, il semble que l'on voie un cheval se détacher et c'est un branle-bas de combat dans le peloton.
Allongeant sa ganache et sa mâchoire, un outsider contre-attaque, se porte en tête puis son avance s'accroît et il gagne de deux longueurs et demie.
Les joueurs qui s'étaient persuadé du succès des favoris en sont marris et fâchés alors qu'une gagnante est tout émoustillée.

 

1993



Furetage généalogique.


Les indices succincts qu'offrent les sources municipales au-delà du dix-neuvième siècle rendent les recherches aberrantes.
Les ans et les souris s'étant complu dans la réalisation d'irréparables mangeures sur les registres paroissiaux, l'amateur se tourne vers ceux de l'archevêché.
Utilisant l'autoroute très fréquentée, il se rend aux archives départementales des Bouches-du-Rhône où, comme tout un chacun, il se plaît à consulter les documents en toute tranquillité.
Suprême raffinement du généalogiste, les actes qu'ont laissés dans les études notariales des générations de tabellions, de clercs et de saute-ruisseau complètent plaisamment l'histoire familiale.
Tel fidéicommis dont bénéficiera un bâtard peut receler un vrai recueil de perles tout comme tel codicille rajouté par un testateur pointilleux.
Des chipotages de colégataires jusqu'aux procès des de cujus intestat, tous ces documents peuvent renseigner sur la vie, les habitudes voire le caractère de nos ancêtres.
Meus-toi donc si tu veux tout connaître de ton lignage!

1992


Les hésitations des joueurs de Scrabble.


Face aux tentacules déployés d'anagrammes aussi traîtres qu'ardues, nombre de joueurs tentent leur va-tout.
Souvent sanctionnés pour des non-sens patents, beaucoup sont désemparés. Décider en un tournemain que la jugeote ou la préfète prennent un t ou deux, choisir la place de la lettre h dans le mihrab ou le pahlavi voire du w dans le tomahawk, peut faire basculer un résultat.
Le coup nonuple est leur corindon, le quadruple leur améthyste mais, souvent adirés dans la recherche de ces exploits hypothétiques, ils oublient la solution anodine trouvée par les plus ataraxiques.
Lorsque pusillanimes, ils ne jouent pas un mot rare qui s'avère être valable, on les retrouve quinauds ou fâchés en fin de partie.
Que les sigisbées soient caparaçonnés sous la cotte de maille leur importe peu. Pendant le jeu, le sens et le genre des mots sont des balivernes, la place des traits d'union une coquecigrue.
Rendons-leur néanmoins justice, la plupart d'entre eux, soyez-en sûrs, sitôt qu'ils le peuvent se jettent sur le dictionnaire mais souvent leurs yeux se dessillent au vu du sens des vocables employés.

            
1991

Le safari escamoté.


Les quatre-vingts chasseurs néophytes durent sur-le-champ abandonner le panneautage des zorilles tant recherchées pour leur pelage bigarré.
Quoiqu'ils les eussent traquées impunément depuis des jours, personne n'encourut le châtiment ad hoc, les édiles de céans, mal inspirés, montrant en l'occurrence une mansuétude rédhibitoire.
Sans qu'aucun d'eux n'en fût conscient, chacun cherchait un bouc émissaire. La zizanie s'immisça à pas de géant dans ce groupe hétéroclite.
L'oaristys entrevue en filigrane entre un Illyrien et une Rwandaise tourna court : elle brisa la parure en larme-de-Job offerte peu auparavant.
Un Paraguayen infatigable se mit à rêver de pêche au piranha oubliant son différend avec la Somalie prétendument quoique indûment joaillière aux idées aberrantes.
L'Écossais adventiste aux rouflaquettes en forme d'accroche-cœur, laissant son pibrock au portemanteau, se querella de facto avec un coreligionnaire.
Les tours-opérateurs, ne sachant plus à quel saint se vouer, s'enquirent d'un hôtel-Dieu pour parer au plus pressé, précautionneuse prudence qui s'avéra inutile.
Ils proposèrent de substituer au safari des parties de pêche au chabot, au tacaud ou au gobie mais tous ces m'as-tu-vu refusèrent de se resalir.
Les conventions synallagmatiques entérinées quelque deux cents jours auparavant seraient-elles respectées en dépit des difficultés qui s'étaient succédé ?
 


Les résultats des années précédentes

2016
Soixante-quinze participants. Jacques Lagarrigue gagne avec une faute et demie devançant Bruno Maraninchi d'Avignon, 4 fautes, Daniel Tourtebatte du 66 et Clément Bohic avec 6 fautes. Mathis Cathignol est premier de justesse chez les jeunes, le premier fuvelain est Frédéric Romane, de peu devant Simone Slotala.
2015
Soixante-quinze participants. Clément Bohic, de Paris, gagne avec 6 fautes devant Jean-François Normand (7 fautes), ils précédent de très peu Odile Thomas, de Paris (8 fautes et demie), Marie-Thérèse Jacquier (Aix), Josiane Bianucci (Gardanne), Frédéric Romane (Fuveau) et le jeune Mathis Cathignol de la Motte-d'Aigues (84), premier scolaire avec 12 fautes.
2014

Cinquante-cinq participants Jean François Normand (6 fautes) devant Jo Gauberti et Frédéric Romane. En scolaires, Candice Rubod (lycée Saint-Barnabé Marseille) devance Romain Kravtchenko.
2013  Cinquante participants. Jacques Lagarrigue de Martigues gagne avec 3 fautes devant Josiane Bianucci, 5 et demie, Anne-Marie Verrier (Trets) et Marie-Thérèse Jacquier (Aix), 6. Pour les scolaires, véritable exploit du jeune Romain Kravtchenko élève de cinquième au collège Ubelka d'Auriol avec 11 fautes, septième du classement général, Océane Pierre de Puyloubier est sa dauphine.
2012  Frédéric Romane (Fuveau) avec 11 fautes et demie, de peu devant Josiane Bianucci, Anne-Marie Verrier et Wanda Staszak.
2011     Jean-François Normand 10 fautes devant Frédéric Romane  de Fuveau, (12)   et Josette Gauberti de Gardanne(13). Dictée massacrante où nous avons relevé trois participants ayant dépassé les 50 fautes.
2009  Jean-François Normand commet six fautes et demie devant Laurence Gasparini (Martigues) et Josiane Biannuci (Gardanne) onze fautes et demie, elles précèdent Frédéric Romane (Fuveau).
2007   80 candidats. Edition remportée par Jean-François NORMAND avec 5  fautes, devant Nicole DESTENAVE (Veurey 38) 7 fautes et demie, Anne-Marie VERRIER (Trets 13) 10 fautes.                                
2006   60 candidats. La gagnante est Martine DISSAUX (Bailleul 59) 4 fautes, suivie par Jean François NORMAND (Aix) 4 fautes et demie et Jacques LAGARRIGUE (Martigues) 5 fautes et demie.  Pour le canton et communes limitrophes de Fuveau : la première est Josiane BIANUCCI (Gardanne) avec 8 fautes et demie ; elle précède  Frédéric ROMANE (Fuveau) 9 fautes. 
2005  Année record avec 90 participants ! C'est  Guillaume TERRIEN (Grenoble) qui l'emporte avec 2 fautes, Jacques LAGARRIGUE (Martigues) est deuxième avec 3 fautes et demie, suivi par Michel LAHMI (Marseille) 5 fautes.  Pour le canton et les communes limitrophes de Fuveau : Anne-Marie VERRIER (Trets) 10 fautes et demie devance Josiane Bianucci (Gardanne) 11 fautes.
2004   L'épreuve a attiré quelques véritables spécialistes dont Simone COILLAND  (Saint-Laurent-du-Var 06) qui gagne avec 4 fautes, devant Jean François NORMAND et Arlette ANGELINI  (Saint-Saturnin-les-Apt 84).
2003   Record pulvérisé lors de cette édition. Jean François NORMAND gagne avec une seule faute (gendelettre), devant trois ex aequo à 4 fautes et demie : Mesdames BIANNUCCI (Gardanne) , COSTANTINO (Puyloubier) et MARTIN (Allauch).   
2002   Jean François NORMAND d'Aix-en-Provence (également champion au jeu des Chiffres et des Lettres) l'emporte avec 6 fautes, devant Rita MARTIN 9 fautes. 65 participants. 
2001   Deux vainqueurs pour l'édition 2001, Muriel GORNES récidive avec 4 fautes mais partage la victoire avec Rita MARTIN d'Allauch. L'une remporte la coupe de la Mairie de Fuveau, l'autre le Larousse 2002.
2000  Muriel GORNES de Fourques (30) avec 7 fautes et demie. 
1999   René FRANCAL de Marseille avec 7 fautes.
1998  Georgette PESCE de Toulon avec 5 fautes et demie.
1997   Paulette CHEVALIER de Marseille avec 4 fautes.
Les dictées 1994, 1995 et 1996 ont été remportées par Jeanne PISTORESI de Saint-Étienne-les-Orgues (04) avec respectivement 5 fautes, 4 fautes et 6 fautes et demie. 
1993  Rémi MICHEL de Fuveau est le vainqueur.
1992 Robert CHAUVET d'Aix-en-Provence excellent joueur de scrabble profite du sujet  sur ce jeu pour l'emporter devant la junior Liza BELLULO qui récidive.
1991 C'est Marc Faner de Marseille qui gagne la première édition devant Clémence Vailhen de Fuveau et une impressionnante junior : Liza BELULLO de Peynier.
Prémices aux véritables "Dictées de Fuveau", en  1989  et  1990  a été organisé le "passage du certificat d'études" par Mesdames SOLER et SLOTALA.
 

Aller vers le site historique de Fuveau

Voir la page du Scrabble
   

Contact, renseignements, inscriptions :  jfber.fuveau@wanadoo.fr  ou 06.33.60.08.73.


Voici pour les amateurs de dictées un lien sur un site à visiter :

http://www.orthogrenoble.net/


Une anecdote.


La Dictée de Fuveau s'exporte très loin ! Le 08 août 2007, à bord du Princess Danae, la dictée 1999 a été donnée à 60 personnes dans les eaux territoriales groenlandaises. La gagnante, Aline, de Nantes, n'a commis que 5 fautes.

Une jolie photo-souvenir

Hervé Bazin remet le trophée à la première Fuvelaine
après la Dictée de 1991 : Clémence VAILHEN.
La Dictée de 2001 lui a été dédiée.

Une question ? Un commentaire ? Une inscription ?  jfber.fuveau@wanadoo.fr
 

Retour à la page de garde générale

 

www.orthodidacte.com  est partenaire de la Dictée de Fuveau. Un site à consulter !

 

Merci aux amis venus consulter ce site depuis le 01/01/2016 !