Héroïque Ninette
Très fier de vous conter cette histoire qui est bien plus qu'une simple anecdote car
l'héroïne en est Ninette REYBAUD, Maria REYBAUD née ISNARD dite Ninette, sage femme de
son état, celle qui m'a mis au monde, celle entre les bras de laquelle je suis né voici
soixante ans passés ! Nous sommes pendant la triste époque de l'occupation, à Fuveau
comme ailleurs, des garnisons allemandes sont installées sans parler des disciples de
Mussolini. Dénonciations et réquisitions étaient le lot quodidien de ceux qui
n'étaient ni déportés, ni partis au front, ni emmenés en camp de travail. Parmi
ceux-ci, Ninette REYBAUD, la sage-femme pour le village et les communes voisines. Elle
avait été dénoncée comme possédant un poste de T.S.F ! La gestapo, emmenée par
MARZLOFF et HERMANN surnommé "Le Balafré" de sinistre mémoire, n'avait pas
tardé à débarquer chez elle pour saisir l'objet du délit. Lorsque cette bande lui
ordonna de donner son précieux instrument, celle-ci le prit et de toutes ses forces le
brisa au sol en plusieurs morceaux en ajoutant avec la fougue qui la caractérisait que
"jamais elle ne donnerait rien à l'ennemi" avec des mots bien plus crûs que
ceux-ci. Elle fut emprisonnée avec son mari mais rapidement libérée sur intervention du
prêtre de l'époque, le chanoine MOISAN et du docteur DEFAIX mais pas même condamnée tant elle
était indispensable à la vie de la communauté alentour. A Fuveau, il n'y eut qu'un
résistant qui prit le maquis : Louis Pécol mais
nous considérons qu'il y eut une deuxième vraie résistante : Ninette REYBAUD.
Une question ? jfber.fuveau@wanadoo.fr